Être débutant

« Je suis débutant, est-ce que c’est un problème ? » Ce n’est pas un problème. C’est presque un avantage, même.

Dans le Zen, on parle beaucoup d’avoir un esprit de débutant. Que je fasse de la méditation, de la calligraphie ou du yoga, que j’en fasse depuis six mois ou dix ans, l’important reste cette ouverture, cette curiosité que l’on a quand on débute. Même si j’apprends et que je progresse, je ne prend pas d’habitude, je ne me répète jamais.

Et parce que je ne me répète pas, la pose est vivante. Parce que je ne me répète pas, elle est de plus en précise. Parce que je ne me répète pas, je prends toujours autant de plaisir.

Hello Baby Dylan - 4 Days Old!, peasap, http://www.flickr.com/photos/peasap/, (CC BY 2.0).

Hello Baby Dylan – 4 Days Old!, peasap, http://www.flickr.com/photos/peasap/, (CC BY 2.0).

On ne répète jamais une pose en yoga, toute pose est unique, neuve. On pourrait même dire qu’il n’y a qu’une seule pose, celle qui est là, maintenant. Nous n’avons jamais fait cette pose là, telle que nous la faisons maintenant. Alors nous débutons. Nous débutons encore. Nous débutons toujours.

Sur le tapis de yoga, je découvre que toutes les poses que je m’imaginais identiques sont vivantes, neuves, différentes. Dans la vie aussi, je découvre que tout est toujours neuf.

Nous avons beau prendre le même trajet le matin, il est toujours différent. Nous avons beau voir les mêmes personnes, elles sont toujours différentes. Le soleil a beau se lever tous les jours, c’est toujours un jour différent.

Tous les jours, à chaque instant : nous débutons.

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